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Exposition personnelle de Claire Trotignon

Claire Trotignon

DERNIERE MISE À JOUR : LE LUNDI 08 JANVIER 2018

ULTIMO AND THE CLUSTERS
du 13 janvier au 17 février 2018

Des dessins de Claire Trotignon surgissent des fragments de gravures anciennes qu’elles amassent pour devenir ensuite matériaux de ses propres créations. L’artiste crée des environnements suspendus et se joue de notre perception entre réel et imaginaire. L’équilibre s’installe entre ses constructions où règnent tension et précision.

Autour de l'exposition

> Samedi 13 janvier à partir de 18h : vernissage

> Mardi 16 janvier à 19h : Rencontre avec l'artiste

> Mardi 13 février à 15h : Café-expo en partenariat avec le service des seniors de la ville d’Athis-Mons

> Mardi 13 février 2018 à 18h30 : Projection-conférence Ça colle ! Collage et superpositions

 

Entretien avec Claire Trotignon

Comment vous définissez-vous en tant qu’artiste ? Dessinatrice, sculptrice, architecte ?

J’aime construire des espaces au sens propre comme au sens figuré. Afin de développer les différents aspects de cette idée, j’utilise à la fois les codes de l’architecture, du paysage et de la cartographie.

Vous avez recours à différentes techniques (découpage, collage, dessin et même volume).Pourriez-vous nous dire comment vous les associez ?

C’est au fil de mes expérimentations que je choisis les techniques qui me semblent les plus adaptées au projet ou à l’idée que je souhaite exprimer. Pour les compositions sur papier, j’utilise des morceaux taillés dans la matière. Ces éléments sont placés sur fond blanc et s’apparentent à des objets saisissables, comme des maquettes ou sculptures. Les volumes en 3D sont des structures où le vide domine, à la manière de dessins dans l’espace. Dans ma pratique, j’aime que le dessin interroge le volume et inversement, les deux sont intimement liés.

Quel est votre rapport au passé, à l'archéologie, à l’histoire de l’art ou à l’archive ? Êtes-vous collectionneuse ?

Je recherche et collecte continuellement des papiers anciens, gravures, ouvrages… S’il s’agit bien de vestiges, ils proviennent parfois d’un passé, plus ou moins lointain, et ont une valeur plus ou moins historique ! Cette collection constitue une matière première que je découpe et recompose. Je produis une forme d’archéologie dans laquelle j’introduis des éléments contemporains. Chaque œuvre débute son parcours avant moi et poursuit son histoire à travers son interprétation. Mon travail se situe dans cet entre-deux.

Dans les espaces que vous imaginez, se créent des tensions entre pleins et vides, plats et volumes, ancien et moderne, construction et chaos… Jouez-vous avec les oppositions ?

J’aime créer des espaces insaisissables, des non-lieux. Face à la représentation d’un espace, les paradoxes nous interpellent, ils nous interrogent sur la vérité de l’information et remettent en cause nos certitudes. Par exemple, le vide structure le plein tout en créant une dynamique ouverte à la liberté d’interprétation, au prolongement.

Pourriez-vous nous parler de la signification et de l’origine du titre de l’exposition « Ultimo and the clusters » ?

« Ultimo and the clusters » raisonne à mon oreille comme le nom d’un groupe de musique qui jouerait les partitions éclatées, mes explosions de fragments. Ce titre fait aussi référence à ma façon de travailler qui oscille entre la partie (« Ultimo », le fragment) et le tout (« clusters », le groupe).